Actus FNAS

En Grève et Pas Contents !

- 18 octobre 2007

Si l’on a bien compris le P-R et le P-M, les régimes spéciaux étant déficitaires, il faut faire travailler leurs bénéficiaires, pour cotiser 2,5 années de plus qu’actuellement, puis davantage ensuite afin d’atteindre ces 42 ans réclamés par le patronat et Bruxelles réunis.

Pourtant, et ils ne l’ont pas dit, il y avait une autre solution qu’ils connaissent très, vraiment très bien, tous les deux.

Il s’agit de celle mise en œuvre pour les députés retraités.

Pourtant ce n’est pas diviser les salariés en lutte que de communiquer pour faire savoir que leur régime particulier de retraite engendre un déficit chronique, atteignant 63 % des ressources redistribuées.

En effet, en 2006, sur 60 millions d’€uros répartis, seulement 37 % provenaient des cotisations des parlementaires complétées par la contribution de l’employeur Assemblée nationale.

Et c’est par le moyen d’une subvention de 38 millions d’€uros que l’équilibre a été miraculeusement rétabli pour 2006, idem pour 2005, et même auparavant.

Ces 38 millions d’€uros viennent de nos porte-monnaies, via les impôts que nous avons payé pour 2006, grâce aux revenus de notre travail quotidien [1].

Autrement dit, pour maintenir les belles garanties offertes par le pouvoir à ses élus, et éviter la faillite à cette caisse bien avantageuse, ce sont Nous, les salariés des autres régimes, qui somment astreints à suer le burnous 10, puis 14, puis 18 trimestres de plus, [2] pour la retraite bien heureuse des anciens députés qui votent ces merveilleuses lois "réformant" nos acquis.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais car je ne suis pas des vôtres !

Faut-il aussi applaudir les illusionnistes pour leur tour de passe-passe ?


LA PREUVE :

(JPG)


[1] Voir le document officiel Téléchargeable (PDF), en cliquant sur la vignette ci-contre.

[2] Pour parvenir à 42 ans de cotisation d’ici 2020.

Télécharger Document Caisse Parlementaires (PDF), Cliquer ICI

Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

Dessins d’Actualités