Cette année, le lundi de Pentecôte tombe le 12 mai 2008, juste après le congé du 8 mai 2008.
Difficile d’éviter alors de ne pas envisager de faire un grand pont, pour se retrouver en famille, pour se reposer, pour se détendre, pour récupérer, car l’ambiance est delètère.
D’autant que cette année, on travaille plus (le 29 février) mais sans gagner plus.
Est-ce la perspective des élections municipales qui amènent les décideurs gouvernementaux à réaliser que les travailleurs sont aussi des votants, toujours est-il que le 29 janvier 2008, à l’assemblée nationale, le ministre du travail a annoncé publiquement que le gouvernement « allait donner plus de souplesse au système » de la journée dite de solidarité.
Certes, certes ...
Mais comme de toutes les façons, cette annonce ne modifie pas la soumission des salariés à un travail obligatoire non rémunéré, qui de plus, fait reposer sur leurs seules épaules, le financement de la dépendance et des conséquences du vieillissement de la population.
En fait, il ne s’agit là que d’un aménagement cosmétique qui ne leurrera personne.
La journée dite de solidarité se perpétue et elle continue de rallonger de fait la durée annuelle du travail.
Et ceci même si l’ambitieux ministre du travail appelle maintenant les délégués syndicaux à négocier au niveau de l’entreprise, les modalités de ce travail contraint et obligatoire.
La FNAS F-O demande toujours l’abrogation de cette mesure inique, et dans l’attente, nous militons comme nous l’avons obtenu dans le secteur des Missions locales, pour sa neutralisation par le moyen d’un accord -intelligent- de branche.
Faute de quoi, la Fédération Nationale F-O appellera ses syndicats à en prévoir la neutralisation en demandant aux Salariés de l’Action Sociale de ne pas travailler pour rien, ce jour-là.