Actus FNAS

ARS : Les Dass en Grève

- 19 juin 2008

Sauf la Cfdt, six des syndicats du ministère de la Santé ont appellé les agents à la grève le 19 juin, afin de préserver les Ddass et les Drass (directions départementales et régionales des affaires sanitaires et sociales), qui sont aujourd’hui menacées de démantèlement par la révision générale des politiques publiques.

"Le 19 juin 2008, les personnels du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports seront dans la rue pour lutter contre la disparition programmée de leurs services", annonce un communiqué commun intersyndical (Cgt, Sud, F-O, Unsa, Sniass, Cftc), qui les appelle à la grève et à une manifestation devant le ministère de la Santé à 11h.

En effet, les syndicats de la santé ont de bonnes raisons de dénoncer la Révision générale des politiques publiques (RGPP), symbole de "la création des agences régionales de santé (ARS)", ces structures de démolition (basées sur les très discréditées ARH) de la branche sanitaire et sociale, et qui sont instaurées par le projet de loi sur la santé concocté par le gouvernement et mme Bachelot-Narquin.

"Les Ddass et Drass ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir, car elles seront démantelées au profit des ARS", et de l’intégration des personnels (...) dans les services des préfectures". "Les ARS gèreront la quasi-totalité des missions de santé publique, sanitaires et médico-sociales relevant actuellement de l’État au niveau régional", ont précisé les syndicats.

Concrètement, les ARS consacreront "la rupture entre le soin et le social/médicosocial puisque ce dernier restera traité dans un cadre départemental ou communal", et se verront transférer 80 % des agents du ministère, qui "perdront très vite leur statut de fonctionnaires d’État", ainsi que le pensent les organisations syndicales.

Dans le cadre du bouleversement induit par la RGPP, les Drass seront quant à elles "regroupées avec une ou plusieurs autres directions régionales, confondant ainsi des missions et des services qui n’ont pas les mêmes finalités, ni la même utilité sociale".

Et pour terminer la dislocation, l’administration centrale sera réorganisée avec des regroupements de services qui ont pour finalité de supprimer des emplois", ont-ils pertinemment dénoncé.

Beau bazar en perspective, et ce n’est pas les syndicats qui l’auront déclenché !


Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

Dessins d’Actualités