Actus FNAS

BASS en10 ans,
100.000 Postes de Travail Vacants
Parce Que Dévalués ?

- 1er juillet 2008

Secteur sanitaire et social : 14 % des salariés en retraite dans les 10 ans

Près de 100.000 salariés, soient 14 % des salariés du secteur sanitaire et social privé non lucratif ont plus de 55 ans, contre 10,7 % en moyenne nationale.

Depuis 5 ans, plusieurs travaux rendus publics ont attiré l’attention des pouvoirs publics, mais cette fois, c’est une enquête de notre branche professionnelle, qui, le 27 juin, a fait l’objet d’une conférence de presse.

Ce qui apparait comme un record quant au maintien des seniors du sanitaire et social en activité, va poser des problèmes car les besoins en emplois nouveaux sont importants en raison des besoins liés au vieillissement qui s’amplifie, de la population, du déficit actuel de professionnels qualifiés et parce que ces métiers difficiles, déconsidérés et mal-payés, n’attirent pas les jeunes.

Les acteurs et représentants de la branche (éducateurs spécialisés, aides-soignants, infirmiers, agents de services logistiques, ...) s’inquiétent des difficultés de recrutement, mais aussi de l’adaptation nécessaire à de nouveaux métiers, dans la prise en charge des personnes handicapées âgées, l’insertion professionnelle des exclus, des jeunes en difficulté sociale.

"Le gouvernement annonce 50.000 places supplémentaires pour l’accueil des personnes handicapées, mais ce n’est pas le secteur marchand qui va se précipiter", a déclaré à l’Afp M. H. Grechez (Fegapei/handicap), qui a souligné la nécessité de rendre les métiers plus attractifs et de développer la formation.

L’enquête, réalisée pour la première fois pour 2007 par l’Observatoire de la branche, montre que le taux des seniors est particulièrement élevé dans le secteur.

Les seniors sont nombreux surtout dans les établissements pour personnes handicapées (15 %), dans les établissements sanitaires et de la protection de l’enfance (14 %).

Bien entendu, la situation varie selon les régions, le taux de seniors étant plus élevé dans le Sud (jusqu’à 16 %).

L’enquête révèle que déjà, deux établissements sur cinq estiment avoir de "sérieuses difficultés de recrutement", les plus touchés étant les établissements de grande taille, et situés en Ile-de-France et en région PACA notamment.

Avec cette enquête, il s’est confirmé que les 700.000 salariés de la branche sont :
-  très majoritairement féminins (74 %),
-  en CDI (contrat à durée indéterminé),
-  que le temps partiel touche un peu plus d’un CDI sur quatre (contre un sur trois en 2000) et
-  que les contrats aidés sont en recul.

Alors, certes au ministère, qui dit recenser 400.000 postes à pourvoir, on fait un énième plan, on installe un comité de pilotage du plan des métiers au service des personnes handicapées et personnes âgées dépendantes, mais rien n’est vraiment fait de conséquent, pour "attractiver" durablement nos emplois.

A commencer au niveau de l’important besoin de revalorisation des rémunérations.

Et c’est urgent et majeur car notre paupérisation avançant à grandes enjambées, la pauvreté s’installe sous le yeux incrédules des officiels qui détournent leurs regards, pour ne pas voir que dans plusieurs plusieurs situations, professionnels et usagers en arrivent de plus en plus à se confondre.

Car c’est toujours NON pour augmenter les salaires (plus de 12 % du pouvoir d’achat perdus ces dernières années), NON pour agréer la prime des 1.000 euros pourtant prévue par la loi, NON pour la gratification des stagiaires, etc.

Pionniers de l’Action sociale, vite, revenez, car beaucoup est à reconstruire ...


Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

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