Actus FNAS

Grève et Manif Nationale,
Pour Augmenter les Salaires,
le 30 Septembre 2008

- 6 septembre 2008

Les organisations syndicales, CFTC, CGC, CGT et F-O, représentatives dans la branche UNIFED (Centres de Luttes Contre le Cancer, Croix Rouge, 51, 66), mais aussi dans la Convention Collective Nationale 65 et dans les accords CHRS, se sont réunis à Paris, le 30 juin 2008, à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau, grande salle Croizat.

Elles constatent que viennent d’augmenter, en 1 mois, le pétrole de 5,4 % ; et en 1 an, l’énergie de 15,4 %, les produits alimentaires de 6,1 %, et le coût de la vie dans sa globalité de 3,3 %.

Dans le même temps, les organisations syndicales observent que la perte du pouvoir d’achat des salariés dans la branche UNIFED, dans la CCN-65 et les accords CHRS, depuis 1999, est supérieure à 12 %.

Ceci, entre autre, parce que nous avons subi au moment du passage aux 35h, pour financer des embauches à hauteur de 6 % :
-  Un gel des salaires, avec blocage de l’ancienneté, qui ont été de 1,62 % (Centres de Lutte Contre le Cancer), 2,13 % (Croix Rouge), 2,34 % (CCN-66, 65 et accords CHRS) et 2,58 %(CCN-51),
-  la suppression de différents avantages salariaux comme la majoration familiale dans la CCN-66,
-  la non augmentation de la valeur du point à hauteur de l’augmentation du coût de la vie.

Par ailleurs, tout ceci a continué à mettre à mal la parité entre les salaires de notre secteur et ceux de la fonction publique.

Autre conséquence aujourd’hui, des minimas conventionnels peuvent être inférieurs au SMIC. C’est le cas dans les Conventions Collectives Nationales : CLCC, Croix Rouge, 65 et 51. D’ailleurs, cette dernière situation donne lieu à un contentieux avec les employeurs de la FEHAP, qui malgré l’avis contraire du ministère, pour comparer l’écart entre le SMIC et le salaire conventionnel, incluent la prime d’ancienneté.

Sinon, force nous est de constater, que les différentes rénovations des Conventions Collectives Nationales, ou de celles qui sont en projet, ont toujours eu pour objectifs, l’abaissement du coût du travail et l’individualisation des salaires.

Pour les salariés cette situation n’est ni acceptable, ni supportable. CELA SUFFIT. Il est urgent que les fédérations patronales et le ministère, nous entendent.

Nous disons aux employeurs des différentes Conventions Collectives Nationales : vous devez proposer, des augmentations de la valeur du point, qui tiennent compte de l’ensemble des retards accumulés depuis 10 ans et des dernières augmentations du SMIC, non compensées.

Nous disons au ministre : vous devez faire le nécessaire pour que les financements des avenants salariaux que nous signerons, soient alloués dans les différentes conventions collectives nationales puis garantis dans les budgets des établissements et services, que ces avenants soient soumis ou non à agrément.

Nous invitons les salariés à se réunir, le plus tôt possible, partout dans leurs établissements, leurs services et dans les départements, en Assemblée Générale, pour préparer dans l’unité, la nécessaire riposte de notre secteur, pour l’obtention de nos justes revendications salariales.

Dès à présent, nous décidons, CFTC, CGC, CGT et F-O, d’appeler pour obtenir satisfaction, à :

une Journée nationale de Grève
des salariés de toute la branche UNIFED,
de la CCN-65 et des accords CHRS,
le mardi 30 septembre 2008,
avec une Manifestation nationale à Paris
en direction des employeurs et du ministère.

Notre détermination est à la hauteur de ce qu’attendent les salariés !

Paris, le 30 juin 2008


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Pour Télécharger la Motion Intersyndicale Grève-Manif/Salaires BASS-30 Sept 2008 (PDF), Cliquez sur la Vignette ci-contre.

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Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

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