Actus FNAS

APPEL DE LA FNAS F-O

APPEL À LA GRÈVE FRANCHE ET MANIFESTATION NATIONALE À PARIS • LUNDI 22 JUIN 2009 •
- 29 mai 2009

SOUS FORMAT PDF L’APPEL DE LA FNAS F-O À UNE JOURNÉE DE GRÈVE FRANCHE ET DE MANIFESTATION NATIONALE À PARIS LE LUNDI 22 JUIN 2009



Le Conseil Fédéral de la FNAS-FO, réuni les 27 et 28 mai 2009, a analysé la situation actuelle dans le secteur social, médico-social, sanitaire et l’Aide à domicile. Il y a urgence à AGIR !


Nous constatons que :

➢ Dans l’ensemble des CCNT, les négociations salariales n’aboutissent pas. Elles ne répondent pas aux attentes des salariés dans le domaine, c’est-à-dire 15% minimum d’augmentation ;

➢ Les employeurs de la CCNT 66 s’obstinent à vouloir démanteler, bout par bout, ce texte conventionnel. Ils le font, dans un premier temps, par l’introduction de critères arbitraires visant notamment à individualiser les salaires, à nier les qualifications et à préparer la baisse des salaires sur l’ensemble de la carrière ;

➢ La Loi dite Bachelot est en cours d’adoption. Par le biais d’une régionalisation accrue :

- elle va poursuivre la mise en concurrence des établissements de notre secteur entre eux, par la procédure d’ « appels à projet »,

- elle va affaiblir les moyens financiers par la mise en œuvre d’enveloppes budgétaires bloquées dans le cadre de Conventions d’Objectifs et de Moyens,

- elle va préparer la mise en concurrence du secteur social, médico-social et de la santé à but non lucratif avec le secteur commercial lucratif.

Sur l’ensemble de ces questions, à plusieurs reprises, la FNAS-FO s’est mobilisée avec les salariés et a porté leurs revendications auprès des employeurs, des représentants de l’État et des collectivités locales.

Parce que le gouvernement porte une lourde responsabilité en poursuivant ses politiques de démantèlement et de réduction des coûts du travail, les représentants du Ministère doivent répondre aux revendications des salariés de notre secteur, en état de légitime défense.

C’est pourquoi, le Conseil Fédéral de la FNAS F-O considère que dès à présent, une mobilisation nationale d’ampleur s’impose pour aller déposer, dans l’unité, nos cahiers de nos justes revendications et exiger des pouvoirs publics qu’ils y répondent.

Nous avons déjà appelé dès avril 2009, toutes les autres organisations syndicales de salariés de notre secteur, à discuter de ces questions essentielles.

Mais à ce jour nous restons sans réponse.

Nous réitérons donc notre appel et disons que l’unité doit se réaliser, sans attendre, afin que nous nous retrouvions, le 22 juin 2009, en grève franche de 24h, dans le cadre d’une manifestation nationale à Paris, en direction du Ministère, afin qu’il nous entende et prenne des engagements pour :

augmenter les salaires de 15% dans toutes les CCNT du secteur ;

garantir les moyens nécessaires à l’accomplissement des missions de service public qui nous sont confiées ;

arrêter les regroupements forcés d’établissements et les restructurations en cours ;

maintenir tous les emplois ;

préserver le caractère national d’application de nos Conventions Collectives par le maintien ou le retour à l’agrément et à l’extension ;

refuser d’agréer tout avenant conventionnel qui n’améliorerait pas l’ensemble des Conventions Collectives existantes ;

exiger des employeurs de la CCNT 66 qu’ils retirent leur projet ;

garantir l’égalité des salariés quant à leurs conditions de rémunération et de travail ;

maintenir et étendre les Congés Trimestriels à tous les salariés, dans toutes les CCNT du secteur.


C’est pourquoi la FNAS-FO, appelle les salariés, dans l’unité avec toutes leurs organisations :

> à une journée de grève de 24 h, le Lundi 22 Juin 2009, pour bloquer le secteur ;

> à se réunir en Assemblées Générales pour préparer, les conditions de sa réussite ;

> à une manifestation nationale d’ampleur à Paris en direction du Ministère du travail, afin de déposer l’ensemble de nos revendications et exiger des engagements immédiats.


APPEL FNAS F-O 22 JUIN

Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

Dessins d’Actualités