Actus FNAS

COMMUNIQUE DE LA FNAS F-O

- 24 juin 2009

Paris le 24/06/09 Communiqué de la FNAS-FO


Au sortir de la dernière séance de négociation de la CCNT 66, de la manifestation nationale à PARIS, de la rencontre avec le Ministère du Travail et de la Solidarité (22/06/09) et de la rencontre avec la DGAS (23/06/09/).


La FNAS F-O se félicite : de la réussite de la mobilisation et de la manifestation nationale qu’elle a organisée à Paris, dans un contexte difficile.

Les salariés ont montré à nouveau leur détermination.

Des deux rencontres, la première avec le cabinet du Ministre Brice HORTEFEUX et la deuxième avec le Directeur Général de l’Action Sociale Fabrice HEYRIES, rien ne laissent espérer une quelconque augmentation des moyens, notamment en termes de budget.

Plus de précisions nous seront données lors de la conférence salariale le Jeudi 2 juillet 2009, mais il est clair que pour l’instant nous n’avons pas été entendus.

Sur le terrain salarial pour obtenir nos 15% et pour sortir des budgets bloqués, tout reste à faire. Seule la construction d’un rapport de force suffisant, dans l’unité, par la grève interprofessionnelle peut permettre d’obtenir satisfaction.

Concernant notre droit de grève, il sera préservé au moins un an. Le gouvernement a pris la décision de créer une commission d’évaluation qui se prononcera au plus tôt en juin 2010. Nous resterons vigilants à ce que ce projet de service minimum pour notre secteur soit définitivement annulé.

Par contre les ministères de tutelle, nous ont annoncés qu’ils verraient d’un très mauvais œil une tentative de dénonciation de la CCNT 66 de la part des employeurs. La perspective d’un mouvement « dur » des 250 000 salariés couvert par la CCNT ne les enchantant pas du tout. C’est un formidable point d’appui.

Nous avons fortement insisté auprès de nos différents interlocuteurs sur l’attitude négative des syndicats d’employeurs de la CCNT 66 qui en campant sur leurs positions extrémistes, continuent de provoquer les salariés. Nous leur avons demandé de peser pour que l’on sorte de l’impasse actuelle. Nous avons réaffirmé notre attachement au seul maintien de la CCNT66 et de son amélioration.

Pour débloquer l’impasse actuel, nos interlocuteurs préconisent de formuler une demande de réunion en commission paritaire mixte, voie que nous devront envisager avec les autres OS.

Pour la FNAS F-O, seule l’annonce du retrait effectif de leur projet par les employeurs permettra de retrouver un cadre de négociation apaisé, qui éviterai que des salariés bloquent les lieux de négociations.

La négociation du 22 juin qui n’a été qu’un simulacre, a au moins a permis une chose : rien n’a été signé et, jusqu’à preuve du contraire, la CCNT 66 continue d’exister en l’état.

Les employeurs doivent se dévoiler dès le lundi 29 juin 2009 et fournir enfin les éléments réclamés depuis quelques mois. L’intersyndicale CFTC, CGC, CGT et FO rappellera ce jour là que le point d’étape n’engage que les employeurs et qu’en l’état rien ne peut être signé.


En ce sens, la FNAS-FO appelle ses Syndicats et les Salariés à rester vigilant et mobilisés, dans l’unité.

Elle les invite à soutenir les OS qui ont refusé de brader la CCNT66, par le biais de pétitions. Elles leur proposent de continuer à constituer dans chaque structure, établissement et association, leurs cahiers de revendications.


EN CLIQUANT SUR LES VIGNETTES CI-CONTRE VOUS TROUVEREZ LE COMMUNIQUE FNAS F-O du 24 JUIN 2009 ET LE C-R DE LA DERNIÈRE "PSEUDO" NÉGOCIATION DE LA CCNT66
CR CNPN 22/06/09

COMMUNIQUE FNAS F-O du 24 juin 2009

Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

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