Actus FNAS

FO, CFDT, CGT :
trois conceptions de la rentrée
sociale

NOUVELOBS.COM | 04.09.2009 | 11:59
- 5 septembre 2009

L’unité syndicale ne doit pas être "un bidule permanent, sinon ça veut dire qu’il n’y a qu’un syndicat", déclare Jean-Claude Mailly (FO), qui rejette une mobilisation unitaire le 7 octobre.


Le syndicat Force ouvrière (FO) décline l’offre de la CGT pour une mobilisation unitaire le 7 octobre. Interrogé vendredi 4 septembre sur Canal+, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, affirme que son organisation "a prévu autre chose" ce jour là.

"Le 7 octobre est une journée mondiale pour sensibiliser au respect du travail décent respectueux des normes internationales, on reste dans le cadre de cette approche internationale", explique Jean-Claude Mailly.

"On avait prévenu la CGT et la CFDT, on va faire un colloque-débat avec des syndicalistes étrangers".

Quant à l’unité syndicale, Jean-Claude Mailly considère que ce ne doit pas être "un bidule permanent, sinon ça veut dire qu’il n’y a qu’un syndicat".

"Oui, on a des positions divergentes et quand on est d’accord pour l’unité d’action, elle existe et on en fait pas un fromage, mais le 7 octobre on avait prévu autre chose", a-t-il encore ajouté.

La CFDT exclut une grève De son côté, la CFDT indique qu’elle participera à la "journée d’action internationale" du 7 octobre, mais en excluant une grève.

S’exprimant vendredi sur RMC et BFM TV, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, demande une réunion intersyndicale "la semaine prochaine" : "Il est temps que les syndicats en France se réunissent pour décider ce qu’ils vont faire". Selon François Chérèque, le 7 octobre, "ce n’est pas la CGT qui appelle, c’est la confédération syndicale internationale". "La CFDT relaiera en France cette journée d’action". "Le 7 octobre, ma journée est déjà réservée depuis longtemps pour une journée d’action internationale qui réunit tous les syndicats du monde entier sur le travail décent. Donc cette journée se fera en France comme au Brésil", indique François Chérèque. Quant à une grève générale de 24 heures souhaitée par FO, il demande "contre quoi". "On ne va pas faire grève contre la crise". "Qu’est-ce qui va unir dans une revendication commune pour faire grève le même jour l’enseignant avec une classe surchargée, l’infirmière qui va faire face à l’épidémie de grippe, le salarié dont l’entreprise ferme et celui dont l’entreprise va bien ? On n’a encore pas trouvé", selon lui. Le 7 octobre, "dans le monde entier puisque la crise est mondiale, il faut qu’on puisse dire +on a besoin de régulation, on a besoin que le capitalisme financier recule, que les droits des travailleurs soient respectés+", estime le leader de la CFDT. "Il me semble que c’est un élément unifiant".

La CGT appelle à la responsabilité contre des "mesures néfastes" A la CGT, le discours est plus offensif. "Si les salariés ne se manifestent pas de multiples manières, plus fortement dans la prochaine période, la situation sociale va continuer à se dégrader", déclare sur France Info le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault."L’ensemble des syndicats, dans cette rentrée, ont de nouvelles responsabilités importantes", dit-il, dénonçant de "nouvelles mesures néfastes" du gouvernement.Il cite notamment "la polémique qui s’installe à propos des avantages des mères des familles pour leur retraites", alors que ces avantages sont destinés à "compenser en partie l’inégalité qui est la leur sur le montant de leur retraite, vis-à-vis des hommes".Selon Bernard Thibault, "nous allons chercher à responsabiliser chacun et les syndicats ont le devoir de créer les conditions pour que cette expression existe. Si cette expression n’existe pas, le budget de l’Etat pour l’année prochaine va consacrer de nouveaux sacrifices sociaux, les directions vont continuer de sacrifier l’emploi ou de flexibiliser un peu plus le marché du travail, les systèmes sociaux vont être en danger", a-t-il insisté.

(Nouvelobs.com)

Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

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