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Faire face à la grippe A dans le secteur "handicap"

Pour compléter les premiers éléments...Par Sybilline Chassat-Philippe
- 10 septembre 2009

Toujours sur la base des articles de TSA-quotidien (net) quelques éléments spécifiques pour les établissements recevant des personnes handicapées.


Comme promis par Nadine Morano, une fiche technique a été réalisée en direction des responsables d’établissements d’hébergement pour personnes handicapées récapitulant les mesures à mettre en œuvre en cas de pandémie grippale due au virus A (H1N1).

L’objectif est double :
-  d’un côté, protéger les résidents et les personnels,
-  de l’autre, maintenir l’activité des structures.

Alors que le programme national de vaccination contre le virus A (H1N1) est toujours en cours d’élaboration au ministère de la santé, les responsables d’établissements d’hébergement pour personnes handicapées doivent recevoir, si ce n’est déjà fait, une fiche technique leur détaillant les mesures à mettre en oeuvre en cas de pandémie grippale.

C’est un document quasi identique à celui destiné aux directeurs d’établissements d’hébergement pour personnes âgées, la principale différence tenant au rôle spécifique confié au médecin coordonnateur dans les structures pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Les établissements visés

La fiche technique a été rédigée à l’attention des établissements hébergeant des personnes handicapées adultes : -les maisons d’accueil spécialisées (MAS), -les foyers d’accueil médicalisés (FAM), -les établissements pour personnes handicapées vieillissantes, -les établissements hébergeant des enfants et adolescents handicapés.

Du côté de la prévention

La crainte d’une pandémie grippale due au virus A est l’occasion pour le gouvernement de rappeler une série de "précautions standard à prendre au quotidien", en particulier en matière d’hygiène des mains.

Une "mesure clé de la lutte contre les virus respiratoires quels qu’ils soient (grippe saisonnière, coqueluche...)", peut-on lire dans le document.


Toujours sous l’angle de la prévention, l’accent est mis sur la vaccination des professionnels et des résidents contre la grippe saisonnière. CHS-CT & DP : au boulot !!!


Les résidents atteints de certaines pathologies (insuffisance respiratoire ou cardiaque notamment) doivent en outre être incités à se faire vacciner contre le pneumocoque.

Enfin, les visites seront encadrées.

"Les visiteurs [pouvant] être à l’origine de l’introduction et/ou de la diffusion de l’épidémie", les établissements devront les informer de reporter leur visite s’ils sont malades ou leur demander de porter un masque chirurgical.

Une mesure de restriction des visites pourra même être "préconisée" (donc non imposée) par les autorités sanitaires "au début de la pandémie".

Isolement du(des) résident(s)

Comme dans les Ehpa, il est prévu que les résidents des établissements pour personnes handicapées atteints par le virus de la grippe A devront être maintenus dans leur chambre, "dans la mesure du possible pendant la durée de la grippe, soit environ une semaine après le début des signes cliniques".

Et le port d’un masque chirurgical par le malade s’impose, là aussi "dans la mesure du possible", s’il quitte sa chambre.

Devant plusieurs cas de grippe, les responsables d’établissement devront procéder soit à l’arrêt soit à la "limitation" des activités collectives (seul l’arrêt est prévu pour les Ehpa).

En outre, ils devront engager une "réflexion" sur le "regroupement des résidents grippés dans un secteur géographique spécifique".

Enfin, le référent grippe de l’établissement ou le gestionnaire devra signaler à la Ddass la survenue d’au moins 3 cas dans un délai de 8 jours "chez les personnes partageant les mêmes lieux (même étage, même service...), qu’elles soient résidentes ou membres du personnel".

L’hospitalisation des résidents, une exception Comme l’avait déjà annoncé Nadine Morano le 27 août, les résidents malades devront être pris en charge sur place.

Ce n’est qu’en cas de "complications", notion qui n’est pas précisée par la fiche technique, qu’ils seront adressés à l’hôpital par leur médecin traitant, en lien avec le Samu.

L’élaboration d’un plan de continuité d’activité

Malgré l’ambiguïté du document, il ne fait aucun doute que les établissements d’hébergement pour personnes handicapées doivent élaborer un plan de continuité d’activité (PCA) qui s’inscrit dans le cadre du "plan bleu" détaillant les modalités d’organisation à mettre en œuvre en cas de crise sanitaire ou climatique.

En prévision d’une contamination du personnel,

le gouvernement invite les établissements à engager une "réflexion particulière" concernant le renforcement des effectifs "à partir d’une réserve de personnes ressources, en interne et externe (intérimaires, associations, familles...". La question du financement de ce renfort de personnels n’est pas abordée.

Au téléchargement : la fiche technique détaillant les mesures à mettre en œuvre en cas de pandémie grippale.
H1N1

Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

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