Après la convention collective de la branche d’Aide à Domicile et la CCNT66, voici que la CCNT 51 est l’objet d’une attaque en règle.
Par un rapport intitulé « Document de travail relatif à une possible évolution de la CCN 51 », en date du 13 janvier et remis à ses adhérents (après une élaboration en catimini qui dura six mois...), la FEHAP [1] abat ses cartes à son tour.
À travers des propos à double lecture, bien dans l’air du temps depuis quelques années, elle prend prétexte tout à la fois et tout à tour, des contraintes financières, de la concurrence, de la nécessité de regroupements, voire de différences de traitement entre les salariés et de l’émergence de nouveaux métiers, pour remettre en cause, en dépit de nombreuses précautions de style, sa propre convention collective.
Ce discours a déjà été entendu maintes fois à l’occasion de mesures démolissant méthodiquement la législation du travail en général et les conventions collectives en particulier, et ceci, dans de multiples secteurs d’activité. Mais dans le cas présent il y a, de surcroît, accentuation d’une dérive sous-jacente observée déjà depuis longtemps : la marchandisation des activités du secteur social et médico-social. Comme si l’on pouvait tirer des dividendes du handicap, de la souffrance et de la détresse !
C’est pourquoi la FNAS-FO et l’UNSSP-FO dénoncent le projet de la FEHAP et appellent tous les salariés concernés à se réunir en assemblées générales :
aucun projet de régression sociale ne doit aboutir.
À ce jour, les employeurs de la CCNT 66 ont dû reculer et aucune signature n’a été apposée sur le projet de la Branche d’Aide à Domicile. Agissons dès maintenant pour qu’il en soit de même pour la CCNT 51 !
Paris, le 1er février 2010