
Nous avons appris par une communication de l'association nationale des assistants de service social, que le 17 juillet dernier, Mme C. Bernard, assistante sociale de l'association d'aide aux femmes battues « Solidarité Femmes de Belfort », a été interrogée par la police des frontières, puis placée en garde à vue, parce qu'elle n'avait pas voulu donner l'adresse d'une femme dont la carte de séjour avait expiré.
Elle encourt maintenant des poursuites pour « aide au séjour irrégulier ».
Pourtant à notre sens (comme à l’ANAS), le séjour irrégulier n'entre pas dans les dérogations au secret professionnel.
Preuve est ici donnée en tous cas, que d’obligation de dénonciation aux élus et aux services publics de la répression en effritement du secret professionnel, de désolidarisation des élus en exposition médiatique et mises en cause des professionnels, nous sommes de plus en plus fréquemment percutés par les actions conduites par les policiers ou les gendarmes, actuellement tenus, malgré les effets collatéraux que cela engendre, à coûte que coûte, « faire du chiffre ».