grève reconductible à l’IME François Huon, les professionnels du DAME Huon disent stop

Ce lundi 21 septembre 2026, les salariés du DAME Huon, à l’Institut médico-éducatif François Huon de Quimperle, ont répondu à l’appel à la grève lancé par SUD, Force Ouvrière et CGT.
Rassemblés dès l’aube devant l’établissement, vêtus de chasubles blanches et de gilets rouges FO Action Sociale, les grévistes ont installé banderoles et pancartes le long des grilles :
« La colère gronde ! », « Management toxique, stop ! », « Pas de bras, pas d’Ozea », « Nous ne sommes pas que des exécutants », « Notre Dame brûle ».
Le mouvement, déclenché à 0h00 pour vingt-quatre heures et reconductible, dénonce une dégradation continue des conditions de travail :
temps de transmission et de relève non reconnus comme du temps de travail effectif,
moyens matériels insuffisants,
organisation imposée sans concertation des équipes de terrain.
Un droit d’alerte pour danger grave et imminent a été voté à l’unanimité par le CSE, et FO annonce qu’elle sera « très exigeante quant aux suites données ».Sur le piquet, les témoignages recueillis par le syndicat évoquent fatigue persistante, troubles du sommeil et sentiment d’être réduits à « exécuter des décisions prises sans eux ».
Pour Force Ouvrière, ces difficultés relèvent d’une responsabilité collective et patronale, non de la seule sphère individuelle.
Le syndicat revendique notamment :
– la reconnaissance des transmissions et relèves comme temps de travail à part entière,
– des moyens matériels adaptés aux missions,
– une réelle participation des professionnels aux temps de synthèse,
– et une augmentation générale des salaires.
« Faire plus avec moins : FO dit stop ! », martèle le tract distribué sur place, qui appelle à l’ouverture de discussions concrètes sur l’organisation du travail et les moyens accordés à l’accompagnement des jeunes.
Le 21 septembre 2026


