Sarthe (72). Les salariés de l’ADAPEI 72 toujours en lutte : « Nous ne lâcherons rien »
Depuis 2 mois maintenant, les salariés et personnels de l‘Association départementale des amis et parents de personnes ayant un handicap mental (Adapéi72) continuent leur mouvement de grève.
Ce mercredi 3 mars, matin et après-midi, à l’ESAT Les Oiseaux de Château-du-Loir. (©Le Petit Courrier)
Ce mercredi 3 mars, matin et après-midi, le mouvement de grève de l’ADAPEI 72 a encore frappé à l’ESAT Les Oiseaux de Château-du-Loir.
Des familles de résidents étaient présentes sur le site pour soutenir les salariés :
« C’est un mouvement qui a son sens. On a l’impression que le personnel n’est pas soutenu par rapport aux difficultés qu’il rencontre au quotidien. Et en réalité, ce sont nos enfants qui souffrent de cette situation. Ce sont des personnes fragiles, qui ont besoin de leurs habitudes : si l’on change d’encadrants, s’ils ont un mauvais suivi de leur orientation… Ce sont eux qui souffrent »,
déplorent-elles.
Mouvement national
Direction et syndicats se sont rencontrés le vendredi 26 février, au Mans… Sans accord : « Ils ne veulent pas en démordre. Ils disent que les syndicats ne veulent pas négocier, mais c’est faux. En revanche, on les invite à venir voir la réalité du terrain ».
D’autres mouvements sont prévus au même titre qu’une grève nationale où les résidents y participeront.
« Stop à ce projet de réforme »
Nathalie Martinez, aide médico-psychologique de la structure de Thoiré-sur-Dinan et représentante de proximité, l’affirme : « Nous ne lâcherons rien. Nous demandons stop à ce projet de réforme et voulons garder nos acquis. Nous pénalisons les travailleurs, mais nous n’avons pas le choix. Nous serons en grève illimitée le temps qu’il faudra ».
Peu d’acquis sociaux
Pour rappel, ce mouvement de grève intervient après une réforme de la direction : « Ils veulent enlever nos peu d’acquis : nos congés trimestriels, notre prime d’internat… Et en pleine crise sanitaire ! On nous parle de prime, mais nous n’avons pas de garanti qu’elle soit renouvelable et surtout, qui régresse en cas d’arrêt maladie. On nous parle aussi de déficit… Mais on n’a pas les chiffres. On ne se sent pas soutenu… C’est honteux » conclut la salariée.
Par Olivier Jaunay – Le petit courrier de la vallée du Loir
Le 3 mars 2021
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